Comment investir en Private Equity quand on n’est pas un professionnel ? / iStock.com - ra2studio
Le private equity, un investissement dans l’économie réelle
Le private equity, aussi appelé capital-investissement, consiste à financer des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse. Ces sociétés utilisent les capitaux levés pour accélérer leur croissance, réaliser des acquisitions ou préparer une transmission. En échange, l’investisseur devient actionnaire et espère une plus-value au moment de la revente de sa participation, généralement plusieurs années plus tard. Ce type de placement s’inscrit dans un horizon long, souvent compris entre sept et dix ans. Il peut offrir des rendements attractifs, souvent cités entre 8 et 12 % par an, mais il comporte aussi un risque réel de perte en capital, sans aucune garantie.
Les fonds spécialisés, première porte d’entrée pour les particuliers
La manière la plus répandue d’investir dans le private equity reste le passage par des fonds dédiés, comme les Fonds Communs de Placement à Risque. Ces fonds sont gérés par des sociétés de gestion professionnelles qui sélectionnent plusieurs entreprises non cotées, permettant ainsi une diversification automatique. Le ticket d’entrée, autrefois très élevé, peut désormais descendre à quelques milliers d’euros, entre 5 000 et 10 000 euros. En contrepartie, l’épargne est bloquée pendant six à dix ans en moyenne, avec des frais de gestion élevés, qui peuvent représenter jusqu’à 2 à 3 % par an. D’autres fonds, plus sophistiqués, s’adressent à des investisseurs considérés comme avertis, avec des montants d’investissement nettement plus élevés, souvent compris entre 50 000 et 100 000 euros.
Investir dans le non coté tout en optimisant sa fiscalité
Certains fonds de private equity permettent aussi de bénéficier d’un avantage fiscal. C’est le cas des FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) et FIP (Fonds d’Investissement de Proximité), qui investissent dans des PME innovantes ou régionales. Ces supports ouvrent alors droit à une réduction d’impôt sur le revenu, dans des plafonds strictement encadrés par la loi. Par exemple, un investissement de 10 000 euros peut donner droit à 2 500 euros de réduction d’impôt, soit 25 % du montant investi. L’intérêt est double, puisqu’ils combinent investissement dans l’économie réelle et optimisation fiscale. En revanche, le capital reste immobilisé sur une longue durée et la performance dépend fortement du succès des entreprises financées.
Holdings et assurance-vie, deux approches plus indirectes
D’autres solutions existent pour les particuliers souhaitant s’exposer au private equity sans investir directement dans un fonds classique. Certaines holdings de participation ouvrent leur capital à des investisseurs privés, leur permettant de devenir actionnaires d’une structure qui détient elle-même plusieurs entreprises. Par ailleurs, de plus en plus de contrats d’assurance-vie proposent des unités de compte investies en private equity. Cette enveloppe offre un cadre fiscal attractif et une gestion simplifiée, même si la part allouée au non coté reste généralement limitée, entre 10 ou 20% du contrat.
Plateformes digitales et précautions à prendre
Enfin, l’essor des plateformes d’investissement en ligne a contribué à démocratiser l’accès au private equity. Elles proposent des investissements dans des fonds ou directement dans des entreprises en levée de fonds, avec des montants plus accessibles. Cette facilité d’accès impose toutefois une vigilance accrue. En effet, la solidité de la plateforme, la qualité des projets proposés et l’horizon de placement doivent être soigneusement analysés.
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